2 TL ; DR - Guide d’évaluation des comparaisons à un groupe contrôle externe
2.1 Validité méthodologique et épistémique
2.5 Autres points : assurance qualité, multiplicité des comparaisons, pertinence clinique
3 Les études de comparaison externe, de quoi s’agit-il ?
5 Les problématiques méthodologiques soulevées par les comparaisons externes
6 Les comparaisons externes sont des études observationnelles
7 Position des agences de régulation et de HTA
8 De la nécessité d’avoir des preuves de l’intérêt cliniques des nouveaux traitements
9 Les sources de données utilisables
10 Les problématiques liées à l’aspect rétrospectif de ces études
12 Démarche hypothético déductive
13 L’inférence causale et les hypothèses sous-jacentes
15 Les techniques d’analyses statistiques
16 Le diagnostic d’absence de biais de confusion résiduel
18 Identifications des patients dans la source de données
21 Les outils d’évaluation du risque de biais
22 L’émulation d’un essai cible
23 Le benchmarking et les contrôles positifs
24 Analyses de sensibilité , analyses quantitatives du biais
26 Contrôle du risque alpha global
Cette section propose un guide pratique d’évaluation (lecture/analyse) d’un travail utilisant une comparaison à un groupe contrôle externe dans le but d’établir le bénéfice clinique d’un nouveau traitement.
La finalité de type de travaux est de permettre une conclusion causale sur l’efficacité et la sécurité du nouveau traitement par rapport au comparateur ad-hoc afin d’apporter la démonstration du bénéfice clinique du traitement, démonstration nécessaire pour le positionner dans la stratégie thérapeutique.
Cette évaluation doit s’effectuer en gardant présent à l’esprit que l’adoption d’un nouveau traitement nécessite, quelle que soit la méthodologie de l’étude pivot, d’obtenir des preuves au-delà de tout doute raisonnable de son bénéfice clinique (cf. section 8).
⚠ Les comparaisons à un groupe contrôle externe présentent de nombreuses limites méthodologiques (cf. section 5 ) qui, sans solutions satisfaisantes, obèrent la fiabilité des résultats produits et leur utilisabilité au niveau décisionnel (cf. section 5 ).
Ces problématiques représentent ainsi autant de défis majeurs à relever pour produire des résultats exploitables en termes de prise de décision. Relever ces défis n’est devenu vraiment envisageable que récemment en raison de nombreuses avancées en épidémiologie théorique, comme l’inférence causale, l’émulation d’un essai cible, etc.
Cependant malgré la sophistication de leurs méthodes, l’utilisation des nombreuses avancées récentes en épidémiologie théorique et en statistique (comme l’inférence causale) ces approches peinent à répondre de manière adéquate aux enjeux fondamentaux de l’évaluation des nouveaux traitements (cf. section 8 ), notamment parce que la fiabilité de leurs résultats repose entièrement sur diverses hypothèses qui demeurent souvent difficiles à vérifier et à satisfaire (cf. section 5.2 ).
De ce fait, bien que les comparaisons externes puissent être utilisées dans certains contextes, elles ne doivent pas être considérées comme une solution standard pour l’évaluation des nouveaux traitements (cf. section 8 ).
Afin d’établir si cette comparaison à un groupe contrôle externe peut pallier l’absence d’essai clinique, les points suivants sont à analyser scrupuleusement. Chaque question concerne une problématique méthodologique précise limitant la fiabilité des résultats et interroge sur les moyens, en termes de design ou d’analyses, qui ont été mis en œuvre pour lever cette limitation. Ces questions sont formulées de telle façon qu’une réponse négative corresponde à une limite de l’étude.