4 L’évaluation des marqueurs prédictifs
4.1 Etudes « treament only » , valeur pronostique sous traitement
4.1.1 Principe des études « treatment only »
4.1.2 Sensibilité au biais de publication
4.2 Études évaluant la valeur prédictive d’un marqueur
4.2.1 Analyses en sous-groupes exploratoires
4.2.1.1 Limites méthodologiques de l’approche exploratoire
4.2.1.2 Retour sur les limites des analyses « treatment only »
4.2.1.3 Limites de la recherche post hoc de marqueurs prédictifs
4.2.2 Analyses en sous-groupes de confirmation
4.2.3 Le design d’interaction biomarqueur-traitement
4.2.3.3 Inconvénients, limites
5 La personnalisation sur le risque de base
7 L’évaluation de l’utilité clinique par les essais de stratégie
La question d’identifier un marqueur prédictif survient souvent dans le contexte d’un nouveau traitement dont l’étude pivot montre un bénéfice note n° 15 dans la population incluse, mais de taille modeste, peu cliniquement pertinente. Émerge alors l’idée que ce faible bénéfice résulte du fait que seulement une sous fraction de la population étudiée bénéfice du traitement, ce qui conduit à la recherche d’un marqueur permettant d’identifier ces patients hypothétiques. Cependant, cette démarche est très hypothétique, relevant plus du vœu pieux que de la démarche scientifique hypothético-déductive. Cette hypothèse, qu’il n’existe qu’une partie de la population qui tire un bénéfice substantiel du traitement, est formulée complètement à postériori, sans aucune prémisse. Lors de la conception de l’essai, les patients à inclure n’ont pas été déterminés « au petit bonheur la chance », mais parce que le rationnel de l’étude laisser prévoir un même bénéfice du traitement pour tous ces patients note n° 16 . Ainsi formuler à postériori l’hypothèse que le traitement n’apporte un bénéfice qu’à une partie des patients est purement du domaine de l’invention créative et en opposition totale avec l’hypothèse initiale de l’essai (qui elle n’a pas été purement inventée, mais déduite des connaissances établies), sauf si de nouveaux éléments physiopathologiques ou pharmacologiques ont été établis entre temps. [24] .
[15] Le même raisonnement survient aussi quand l’essai a été négatif (cf. dossier sur les analyses en sous-groupes)
[16] Parfois des considérations marketing entrent aussi en ligne de compte.